Rares sont les artistes qui insufflent un vent de liberté aussi radical sur la culture club contemporaine que HAAi. Passée par le psych-rock avant de s’imposer derrière les platines à Londres, la productrice et DJ australienne a transposé son amour des textures distordues et des trips psychédéliques au cœur des musiques électroniques. Révélée lors d’une résidence fondatrice au club Phonox, elle a immédiatement capté l’attention de figures comme Jon Hopkins avant de rejoindre le mythique label Mute.
Son univers refuse les trajectoires rectilignes. Techno lourde, breaks bruts, trance lumineuse et ambient s’y percutent pour transformer le dancefloor en une expérience purement sensorielle. Son premier album acclamé, Baby, We’re Ascending, en est la preuve absolue : les voix mutantes et les rythmiques massives y côtoient des éclats mélodiques d’une grande finesse.
Cette imprévisibilité totale fait la force de ses prestations. HAAi ne mixe pas pour aligner les tracks, elle construit des récits faits de tensions, de ruptures subites et de montées euphoriques. Saluée par Bonobo comme la meilleure artiste actuelle pour clore une soirée, elle s’est imposée comme la figure incontournable pour transfigurer les fins de nuit. C’est cette capacité unique à alterner entre la violence physique des basses et des moments de grâce suspendue qui captive les foules des plus grands festivals de la planète.
Engagée pour une culture club inclusive et viscéralement connectée aux communautés queer, HAAi incarne une vision de la fête où l’exigence artistique s’allie à l’ouverture totale. Un closing intense et magistral, pensé pour rassembler, surprendre et faire vibrer jusqu’à la dernière seconde.